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Data: 13 de setembre de 2017
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Brantome

Pierre de Bourdeille, senyor de Brantôme. Font: Wikimedia Commons.

Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme (Bourdeilles, c. 1540 – Brantôme, 1614), reserva un apartat per a Cèsar Borja en la seva compilació de vides d’homes il·lustres dedicada a la reina Margarida de Valois; la segona redacció del recull porta una endreça datada en 1604. No es tracta d’una biografia estricta: se’n trien alguns episodis, que donen peu a excursos de caràcter moralitzant o a anècdotes paral·leles, inclosos els records personals de l’autor. Quant a les fonts, cal assenyalar la paràfrasi en prosa d’un poema sobre l’entrada del Valentino a Chinon, aleshores residència de la cort reial francesa, per a casar-se amb Carlota d’Albret; el text, coetani als fets (1498), es conservava a l’arxiu familiar de Brantôme.

Font: Brantôme, Les vies des grands capitaines estrangers, dins Oeuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme, II, a cura de Ludovic Lalanne, París: Veuve de J. Renouard, 1866, p. 203-219.

Pour retourner encor à nos autres grandz capitaines, que je ne veux encor délaisser, Machiavel et ses bons averlans ou adhérans ont fort loué Caesar Borgia, et mis au rang des grandz capitaines, comme certes en son vivant il l’a faict paroistre par aucuns beaux exploictz. Voyez-en les histoires italienes et autres, et mesmes Guichardin. Et pour ce ne veux faillir à le colloquer en ce rang, tant parmy les Italiens que les Espagnolz, et il l’estoit.

Il fut fils de Roderigo Borgia, natif de Valence, et puis pape nommé Allexandre. Et quel pape! Dieu le sçait et ses effectz l’ont monstré; tesmoing les bons tours, veux-je dire meschans, qu’il fit à nostre roy Charles VIIIe, et au pauvre frère du Turc qu’il rendit tout empoisonné, et la confédération qu’il eut avec le Turc mesme, contre tout devoir d’un chrestien. Ce Caesar fut faict cardinal par le chappeau de son père, qu’il eut après la création de son papat. Il se fit partizan de la France, où il se marya avec madamoyselle d’Albret, l’une des belles filles de la cour, y nourrie, comme j’en parle ailleurs en un discours de cela. Il eut cent lances des ordonnances du roi Louis XIIe, bien entretenues. Il eut la duché de Valantinois avec grosse pention. Il fit en son temps du bien et du mal, comme je diray. Sondict père eut un filz aisné qui fut duc de Candie, et Caesar Borgia fut le second, faict cardinal, et eust le chappeau de son père après estre créé pape. Mais se faschant de la robbe, et ayant la fantaisie dressée aux hautes conceptions et entreprises du monde, la quicta; et portant envie à sondict frère, que le père eslevoit de tout ce qu’il pouvoit en l’estat temporel, le fit une nuict, par de meschans garnimens ses semblables, à ce apostez, tuer et jetter dans le Tybre; dont le pape en conceut un’extresme fascherie pour tel scandale et misérable tour. Il dissimulla pourtant le faict, et ayda à ce Caesar ce qu’il peut pour le faire grand du monde; et commança de plain abord à exterminer en la Romagne et terres du patrimoine de Sainct Pierre tous ces petits seigneurs particuliers et tyrans, qui pilloient et ruynoient tous leurs pauvres peuples et subjectz par un’infinité de concussions, rançonnemens et pilleries; si qu’enfin il les mena si bien et beau qu’il les réduist au petit pied. Il réduisist la Romagne, Boulloigne, Ravanne, Civita Castellano, qu’il fortiffia par le moyen de son père de telle sorte, et la ville et chasteau, que je pense n’avoir veu jamais place de terre ferme plus forte que celle-là. Si bien que les Ferruccys, qui paradvant la tenoient en subjection, n’oserent oncques plus remuer ny lever la teste. Plusieurs autres places remit-il en l’estat ecclésiastiq, qu’il ne se parla oncques plus après de ces petits tyranneaux, dont l’église luy en eust ceste bonne obligation.

A propos de ces tyranneaux, il faut que j’en die ce mot. Et voulez-vous un plus grand, quasi en ces mesmes temps, que Sigismond Malatesta, seigneur d’Aremini, grand homme de guerre certes, mais très mal condictionné, qui, ne se contentant de faire mille maux aux hommes, il s’addressa à ses propres femmes? La première fut fille du conte de Crimignolla, qui luy porta un très beau et très grand mariage, belle et bien honneste. Après son père mort, il la répudia. Mais passe celuy-là; car il fit mieux envers elle qu’il ne fit à la seconde, fille de Nicolas d’Est, duc de Ferrare, très sage femme, bonne et chaste; il la fit mourir de poison. La troisième fut fille de Francisque Sforce, duc de Milan, une très belle femme aussi; pour combler la mesure de ses mechancettez, il l’estrangla de ses propres mains.

Or, si la fortune eust rit autant à ce Valantin sur la fin que sur le commancement, ne faut doubter qu’il eust tout gardé pour luy, et faict fort petite part de tout son butin à Monsieur Sainct-Pierre, tant il estoit ambitieux et avare.

On dict que le dragon se faict et se forme d’un gros serpent, dévorable qu’il est, en dévorant et mangeant plusieurs autres serpens et serpenteaux. Et, pour ce, on donna à cedict Caesar pour devise un dragon dévorant plusieurs serpens, avec ces motz: “Unius compendium, alterius stipendium”. Ainsi devint et accreust jadis Rome par les ruynes de la ville d’Albe; et ainsi ledict Caesar devint opullant et enrichy des despouilles de ces tyranneaux. Et le pouvoit-on brocquarder de mesmes, comme fit le roy Louys XIe, une fois l’un de ses capitaines, qui en ses guerres avoit picouré quelques callices et vieilles reliques d’églises d’or et de perles et pierreries: il en fit faire un fort beau et riche collier, qu’il portoit ordinairement au col. Et ainsi qu’il parut un jour devant Sa Magesté et sa court, il y eut aucuns courtizans qui voulurent toucher ledict collier devant luy; il s’escria aussi tost, en leur disant: “Hà! n’y touchez pas, ce sont relicques: vous serez excommuniez”. De mesmes eust-on peu dire des despouilles qu’avoit gaigné ledict Caesar sur l’église, qu’il fit parestre en plusieurs façons, et mesmes en une que je vays dire.

Il faut donc sçavoir que lors qu’il vint en France pour espouser madamoyselle d’Allebret, comme j’ay dict, et qu’il fit son entrée à la court du roy Louis XIIe, pour lors estant à Chinon (j’en ay trouvé et veu le discours dans le thrésor de nostre maison assez bien escript, et en ryme telle quelle pour ce vieux temps et assez grossière; et pour ce je ne m’en suis icy voulu ayder, car elle pourroit importuner le lecteur; mais je l’ay mise en prose au plus clair et net langage); il entra doncs, le mescredi XVIIIe jour de décembre mil quatre cens quatre-vingtz-dix et huict, ainsi: Premièrement au devant de luy M. le cardinal de Roan, M. de Ravastain, M. le seneschal de Thoulouse, M. de Clermont, accompaignez de plusieurs seigneurs et gentilz-hommes de la court, jusques au bout du pont pour luy faire compagnie à son entrée. Devant avoit XXIV mulletz fort beaux, chargez de bahus, coffres et bouges (ainsi porte l’original), couvertz de couvertures rouges avec les escussons et armes dudict duc. Après venoient XXIV autres mulletz avec couvertes de rouge et jaune my parties, car ils portoient la livrée du roy, qui estoit jaune et rouge; j’ay veu la reyne Marguerite d’aujourd’huy, sa petite fille, les porter longtemps par ses pages et lacquais. Suyvoient après douze mulletz avec les couvertes de satin jaune, barrez tout à travers. Puis venoient X mulletz ayans couvertes de drap d’or, dont l’une barre estoit de drap d’or frizé, et l’autre ras; qui sont en tout soixante dix par conte. Quand tous les mulletz furent entrez dans la ville, ilz montèrent tous au chasteau. Et après vinrent seize beaux grandz coursiers, lesquelz on tenoit en main, couvertz de drap d’or rouge et jaune, ayantz leurs brides à la genette, et à la coustume du pays (dict ainsi l’original). Item, après venoient XVIII pages, chascun sur un beau coursier, dont les seize estoient vestuz de vellours cramoisy, et les deux autres de drap d’or frizé. (Pensez que c’estoient, disoit le monde, ses deux mignons de couchette, pour estre ainsi plus braves que les autres). Plus, par six lacquais estoient menées (comme de ce temps l’on en usoit fort) six belles mulles richement enharnaschées de selles, brides et harnaiz tout completz de vellours cramoisy, et les lacquais vestuz de mesme.

En après venoient deux mulletz portans coffres, et tous couvertz de drap d’or. Pensez (disoit le monde) que ces deux-là portoient quelque chose de plus exquis que les autres, ou de ses belles et riches pierreries pour sa maistresse et pour d’autres, ou pour quelques bulles et belles indulgences de Rome, ou pour quelques sainctes reliques (disoit aussi le monde). Puis après, venoient trente gentilz-hommes, vestuz de drap d’or et de drap d’argent. C’estoit trop petite trouppe aussi (disoit la court), veu le grand attirail précédent. Il en falloit, pour le moins, cent ou six vingtz, vestuz à la mode de France, les autres à celle d’Espaigne.

Item, avoit trois menestriers, c’est asçavoir deux tabourins et un rebec (dont l’on en usoit fort de ce temps), comme aujourd’huy font les grandz seigneurs d’Allemaigne et généraux d’armées, qui usent de leurs cymballes quand ilz marchent, ainsi que fit le baron Dosne par grand’obstentation; mais ce brave grand M. de Guyse les luy cassa, et en fit taire le son à sa grand’honte.

J’ay veu ce grand roy de Navarre Anthoine, père à nostre roy, en user de mesmes, à l’imitation d’Allemaigne, lorsqu’il fut lieutenant général du roy Charles IXe, quand il marchoit; ce qu’il faisoit beau voir, à la guerre, sonnans tousjours devant luy; et nous en donnoit beaucoup de plaisir en chemin, qui nous soullageoit d’autant. On disoit que le duc de Saxe luy en avoit faict présent.

Pour retourner encor à la musique dudict Caesar Borgia, ces deux tabourineurs de cy-dessus estoient vestuz de drap d’or, ainsi qu’estoit la coustume de leur pays (dict le texte de l’original), et leurs rebecz accoustrez de fil d’or; et aussi les instrumens estoient d’argent avec de grosses chaisnes d’or. Et alloient lesdictz menestriers entre lesdictz gentilz-hommes et le duc de Valantinois, sonnans tousjours.

Item, quatre trompettes et clairons d’argent, richement habillez, sonnans tousjours de leurs instrumens. Il y avoit vingt-quatre lacquais, tous vestuz de vellours cramoisy my-party de soye jaune; et estoient tout autour dudict duc, près duquel estoit M. le cardinal de Roan, qui l’entretenoit.

Pour quant audict duc, il estoit monté sur un grand et gros coursier, harnaisché fort richement, avecqu’une robbe de satin rouge et de drap d’or my party (je ne puis pas bien comprendre, quant à moy, ceste façon d’estoffe), et bordée de force riches pierreries et grosses perles. A son bonnet estoient, à double rang, cinq ou six rubys, gros comme une grosse fève, qui monstroient une grande lueur. Sur le rebras de sa barrette avoit aussi grande quantité de pierreries, jusques à ses bottes, qui estoient toutes lardées de cordons d’or et brodées de perles,

Et un collier, pour en dire le cas,
Qui valoit bien trente mille ducatz.

Ainsi porte la rithme.

Son cheval qu’il chevauchoit estoit tout chargé de feuilles d’or, et couvert de bonne orfoeuvrerie, avec force perles et pierreries. Outre plus, il avoit une belle petite mulle pour se pourmener par la ville, qui avoit tout son harnais, comme celle, bride, poitral, tout couvert de roses de fin or, espois d’un doigt.

Pour faire la queue de tout, y avoit encor vingt-quatre mulletz avec couvertes rouges ayant les armoyries dudict seigneur, avec aussi force cariage de charriotz qui portoient force autres besoignes, comme lictz de camp, vaisselle, et autres choses.

Ainsi entra, pour avoir bruict et renom,
Ledict seigneur au chasteau de Chinon,

dict la ryme.

Voylà l’équipage du gallant (dont je n’ay rien changé du langage de l’original) que le roy, estant aux fenestres vist arriver. Dont ne faut doubter qu’il ne s’en mocquast, et luy et ses courtizans, et ne dissent que c’estoit trop pour un petit duc de Valantinois.

Je croy que le roy Louys XIe [le bon rompu], en eust bien dict son mot, et bien brocardé, avec sa robe de bure et son chappeau de laine velu, et son image de plomb de Nostre-Dame y attaché. Et sur ceste vanité de parades, j’en vays faire une petite digression.

Dont il me souvient que nostre roy dernier, Henry IIIe […].[1] Aujourd’huy on ne se contente pas de si peu, ny hommes ny femmes; c’en est le moindre de mes soucys. Bien qu’on me pourroit objecter d’avoir faict ceste digression, je ne l’ay faicte que pour autant déprimer la vaine gloire et la bonbance sotte de ce duc Valantin, auquel, pour retourner, je veux conter sa fin.

Après qu’il eut bien faict des siennes et usé de ses tours inconstans et peu assurez de sa foy, il se fist hayr à nostre roy, qui estoit son principal appuy, et puis au pape Jule; et ne sçachant où se recourre, il envoya au grand capitan pour luy demander un passeport et saufconduict pour l’aller trouver en seurté à Naples, et conférer avec luy de beaucoup de choses. L’autre luy envoya fort librement, bon et ample. Où estant, et luy proposant de grandz dessains pour s’emparer de toute la Toscane, un jour luy ayant donné le bon soir en sa chambre pour se retirer en la sienne, et ledict Consalvo l’ayant embrassé de bon coeur par un beau semblant, fut aussi tost en sortant de la chambre constitué et retenu prisonnier dans le chasteau; et envoya à l’heure mesmes en son logis oster et prendre le saufconduict qu’il luy avoit donné auparavant (il n’estoit point besoing de faire ceste cérimonie). Et pour excuse, ledict Consalvo dist que le roy Ferdinand son maistre luy avoit mandé et commandé le retenir prisonnier, et que son commandement pouvoit plus que son sauf-conduict, parce que la seurté qui se bailloit de l’authorité du serviteur ne valloit rien si la voulonté du maistre ne la rattiffioit. Mesmes luy reprocha que, ne se contentant de ses meschancettez passées, il alloit allumer (selon les dessains qu’il avoit entendu de luy) un feu qui alloit embrâser et ruyner toute l’Italie. Quelle conscience dudict Consalvo, et sur quoy fondée! Car, s’il eust peu usurper et surprendre pour luy et pour son maistre, il l’eust faict sans doubte ny aucun scrupulle.

En ces saufz-conduictz plusieurs y doivent bien arregarder comment ilz les donnent et les reçoivent. J’en faictz un discours sur ce subject en celuy de M. de Nemours, Jacques de Savoye […].[2]

Voylà comme le sauf-conduict de l’empereur servit à ce duc, et celuy de Consalve mal au duc Valantin. Pourtant il n’y a que bien tenir sa foy, en quelque façon que ce soit. Pour régner (comme disoit Caesar), c’est une grande tentation de la rompre, mais pour oster la vie à un pauvre diable desjà abbatu de la fortune, ou luy faire espouser une prison perpétuelle, comme vouloit faire le roy d’Aragon, et Consalve fit mal, et y alla de sa réputation; car l’honneur d’ung grand capitaine, voire de tout autre, est un grand cas; et là où il marche, il faut fermer les yeux à tout, si ce n’est qu’on veuille s’armer du dire que c’est raison, par la voulonté de Dieu, que qui rompt sa foy, on la peut luy rompre sans reproche, ainsi que ce Valantin fut fort touché de ce vice en son temps, en plusieurs endroicts, desquelz, sans en alléguer tant, je ne diray que celuy qu’il fit au petit roy Charles VIIIe en allant à Naples. Luy ayant juré et donné sa foy si inviollable, avec celle de son père le pape Allexandre [un autre grand parjure], la luy rompit et le quicta tout à plat. Un autre plus grand et plus énorme fit-il: c’est qu’ayant assiégé Astor, seigneur de Faence, dans sadicte ville, et prise par composition, la vie et bagues sauves de luy et des siens, soubz umbre d’un bon traictement pour quelques jours, et après en avoir abusé et gasté vilainement, estant d’une extresme beauté et jeune garçon, il le fist secrettement mourir, et plusieurs autres des siens. Quelle vilainie! Bajazet, ayant pris Constantinoble, après avoir abuzé et violé l’impératrix et ses filles, et prostituées à d’autres, les fit aussi mourir meschamment.

Voylà comme il en prit à ce Valantin; car ayant tant de fois rompu sa foy aux uns et aux autres, Dieu voulut qu’on luy en fist de mesmes. Et croy que sa vie eust couru fortune, ce me dist une fois un vieux bon homme, maistre de la poste de Medina-del-Campo, lequel, m’en monstrant la rocque où avoit esté emprisonné ledict Valantin, et sarré fort estroictement, me dist: “Señor, por aqui se salvo Caesar Borgia por gran milagro”. Comme de vray ce fut un grand miracle, car s’en estant subtillement dévallé par une corde de ce grand précipice, il s’enfuist au réaume de Navarre, vers le roy Jehan son beau-frère; et grand cas aussi de s’estre ainsi sauvé par le beau mitan de toute la Castille. Toutesfois, ledict maistre de poste me dist que quelque sien esprit famillier y avoit opéré, tenoit-on pour lors en Castille.

Estant donc en Navarre comme désespéré, le roy Louys XIIe ne le voulant recevoir plus, pour ne desplaire au roy d’Aragon, et qu’il estoit mal content de luy, il se mit à faire la guerre contre l’Espaignol au camp de Viane, place du susdict réaume, où il fut tué d’une zagaye par les ennemis sortant d’une embuscade, non sans avoir bravement et vaillamment combatu. En quoy furent trompés force François, Italiens et Espaignolz, d’avoir faict une fin si belle et honnorable, que l’on cuydoit un jour misérable et honteuse par l’espée de justice, pour expier les maux et les cruautez qu’il avoit faictz en sa vie. Il est à présumer que Dieu eust miséricorde de luy par quelque repentence qu’il en fit. Ainsi sa bonté toute divine s’estant aussi bien sur les mauvais que sur les bons, selon qu’ilz la réclament et font repentance.[3]

Notes

[1] Segueix un excurs sobre el luxe de la cort.

[2] Segueix un excurs sobre els salconduits.

[3] Segueix un excurs sobre la fe trencada, amb què es clou l’apartat sobre Cèsar i s’enllaça amb el de Giacomo Trivulzio.

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